Sarah Pupo | burning through the body

burning through the body

Sarah Pupo

4 novembre – 17 décembre 2022
vernissage : 3 novembre 2022 17H00-20H00

English follows.

Dans la série burning through the body [brûler à travers le corps], des gravures numériques sont présentées en compagnie des animations dont elles sont issues. L’exposition incite à un mouvement entre les différentes réverbérations de son contenu, tout en proposant une réflexion sur le processus, le temps, l’origine et la trace.

Les gravures ont été réalisées en travaillant à rebours, soit en passant de la vidéo à l’image fixe. Elles représentent une tentative de reconstituer les images éphémères d’une animation image par image pour lui redonner son corps en procédant à une extraction de ses parties constituantes. Le temps ralentit et nos yeux peuvent se poser à nouveau sur des cadres individuels.

Le chœur des vignettes individuelles s’appuie librement sur des extraits du long poème de Kristin Eiriksdottir intitulé Kok. Construites à partir de découpes en papier, de transparents et d’images peintes à la main, les quatre boucles se déploient simultanément, offrant une expérience du contenu dans son ensemble et en tant qu’éléments individuels sans structure ou accent prédéterminé.

La poésie et l’animation estompent les limites entre la narration et l’abstraction dans leurs petits mondes, décomposant et recomposant le langage et l’image en fragments et en nouvelles variations. Leurs rythmes et leurs répétitions sonores et visuels créent des motifs de mouvement, des intensifications de sens, du dynamisme et parfois de la circularité ou de l’opiniâtreté.

Cette œuvre a été rendue possible grâce à l’appui généreux du Conseil des arts du Canada et de l’Atelier Circulaire.

 

burning through the body

Sarah Pupo

4 November – 17 December 2022
Opening: 3 November 2022 5-8 pm

In burning through the body, a series of digital etchings are presented alongside the animations from which they were lifted. The exhibition invites movement between the content in its echoing forms, considering questions of process, time, origin and trace.

The etchings were made by working backward from video to still image. They are an attempt to reconstitute the ephemeral images within a frame-by-frame animation – giving it back its body by teasing out its constituent parts.  Time slows and our eyes are allowed to rest on individual frames again.

The chorus of stop-motion vignettes are loosely based on passages from the long form poem Kok, written by Kristin Eiriksdottir. Built up using paper cutouts, transparencies, and hand painted imagery, the four loops unfold simultaneously, allowing an experience of the content collectively and as individual elements without predetermined structure or emphasis.

Poetry and animation blur lines between narrative and abstraction within their small worlds–breaking down and building up language and image into fragments and new variations. Their sonic and visual rhythms and repetitions create patterns of movement, build-ups of meaning, momentum and sometimes circularity or stuckness.

This work was made possible by the generous assistance of the Canada Council for the Arts and Atelier Circulaire.